Depuis mon enfance, je rêvais de liberté, une liberté liée au travail : gagner de l’argent, accomplir des projets, découvrir de nouveaux horizons, prendre des décisions et partager. Pour moi, travailler, c’était avant tout faire ce que j’avais envie de faire, avec passion.
Assez tôt, mes parents ont remarqué mon talent pour les langues. Encouragée par mon entourage, on me dirigeait vers la traduction ou l’interprétariat. Mais ma réponse fut claire : « Non, ce n’est pas pour moi ! ». Pourquoi ? Parce que répéter ce que quelqu’un d’autre vient de dire dans une autre langue ne m’intéressait pas. J’ai toujours eu une profonde admiration pour ces métiers, mais ce n’était tout simplement pas ma voie.
Les langues, finalement, ne représentaient pas un but en soi. Elles étaient, pour moi, un moyen de me connecter aux autres, d’établir des liens, d’échanger et de m’enrichir mutuellement. J’ai longtemps eu du mal à comprendre pourquoi les autres ne semblaient pas aussi naturellement à l’aise avec une langue étrangère. Aujourd’hui, je comprends mieux.
Finalement, après réflexion, j’ai décidé de suivre une école de commerce… à l’étranger. L’idée d’étudier dans une langue qui n’était pas ma langue maternelle, tout en acquérant un savoir-faire professionnel, me semblait un compromis parfait. Ce parcours m’a ensuite guidée vers une carrière de plus de 25 ans dans le marketing, principalement dans des contextes internationaux.
La quête de liberté
Mais la question se pose : ai-je trouvé la liberté dont je rêvais enfant ? Au début, peut-être. Mais cette flamme de passion s’est rapidement éteinte. Elle a été noyée par les remarques des autres, la prise de conscience que je n’étais qu’un simple pion dans un système souvent dysfonctionnel, sans réelle liberté d’action ou de parole. Au fil du temps, j’ai compris que j’étais devenue une prisonnière dans une cage dorée. Et plus le temps passait, plus je me sentais éteinte.
C’est alors qu’une prise de conscience a tout changé : il était temps de quitter ma cage dorée pour m’envoler vers l’inconnu. Tout lâcher, abandonner mes certitudes et me réinventer. J’ai choisi de redevenir moi-même, d’explorer librement de nouvelles relations, de partir à la découverte de ce qui se cache au-delà de l’horizon.
Pourquoi ce chemin ?
J’ai longtemps cherché la raison pour laquelle j’avais ce besoin irrépressible de m’aventurer dans l’inconnu, de lâcher mes certitudes. Pourquoi cette quête m’était-elle si essentielle ? Ce chemin fut long, incertain, parfois difficile, voire dangereux. Mais aujourd’hui, je sais que chaque étape en valait la peine. Parce qu’aujourd’hui, je suis parvenue à ce que je cherchais depuis mon enfance dans le travail : de la liberté, de la découverte, de l’apprentissage et du partage. Et désormais, c’est moi qui décide du chemin que je prends. Je vis enfin ma passion.
La passion au service du travail
Aujourd’hui, cette passion, je la mets au service de mon travail. Pour moi, le travail ne doit pas être une corvée ni une simple occupation. Il doit nourrir, stimuler et permettre à chacun de se réaliser pleinement, que ce soit sur le plan intellectuel, créatif ou personnel. Malheureusement, la réalité est souvent bien différente : pour de nombreuses personnes, le travail est perçu comme un mal nécessaire, une contrainte fatigante, une tâche à accomplir sans véritable plaisir.
Mais cela n’est pas une fatalité. Tout dépend de notre manière de percevoir le travail, de l’environnement dans lequel nous évoluons et de l’alignement entre nos valeurs et nos actions. Si l’environnement de travail nous permet d’être authentiques, d’agir avec intégrité, alors le travail peut devenir une véritable source d’épanouissement.
Dans le monde des ressources humaines, on parle de culture d’entreprise, de valeurs et de leur traduction en actions concrètes. On évoque les talents, la motivation, et la nécessité d’avoir les bonnes personnes aux bons endroits.
Je sais que cela peut sembler « bateau », mais malheureusement, dans la réalité de nombreuses organisations et équipes, cela reste un idéal lointain.
Mon rôle aujourd’hui
C’est là que j’interviens : accompagner les entreprises, les équipes et les individus, tant en entreprise qu’en privé, dans la construction d’un monde du travail plus durable, plus humain, aligné avec les individus qui le composent. Pour moi, les résultats économiques et organisationnels ne peuvent être atteints que si nous sommes tous épanouis dans notre travail, si nous évoluons dans nos forces et nos compétences avec la passion qui émerge lorsque l’on travaille dans son élément. Et tout cela, bien sûr, dans un environnement de travail propice à la croissance, à l’épanouissement et à la réalisation de soi.
Et aujourd’hui, à travers de petits pas, je contribue à la construction de ce monde du travail idéal. Parce que nous méritons tous de vivre un travail épanouissant.
Et pour info : je travaille en français, néerlandais, anglais et allemand. Il faut bien que j’utilise mes langues quelque part.

